Lola Quivoron : 5 projets immobiliers qui marquent 2026

Lola Quivoron s’est imposée dans le monde du cinéma français grâce à son premier long métrage Rodéo, présenté à Cannes en 2022. Mais depuis quelques mois, son nom circule dans un tout autre secteur : l’immobilier. Des études de faisabilité lancées dès 2023 ont débouché sur cinq projets concrets, tous prévus pour 2026. Ces opérations couvrent des typologies variées, du logement collectif aux espaces mixtes, et s’inscrivent dans un marché sous tension. Comprendre ce que porte Lola Quivoron dans ce domaine, c’est saisir comment des personnalités issues de la création culturelle investissent désormais la promotion immobilière avec des partis pris architecturaux et environnementaux tranchés.

Qui est Lola Quivoron ? Parcours d’une figure atypique

Lola Quivoron est née en 1990. Diplômée de la Fémis en réalisation, elle a d’abord construit sa réputation dans le documentaire et le court métrage avant que Rodéo ne lui ouvre les portes de la reconnaissance internationale. Son film, centré sur les milieux du cross bitume en banlieue, a remporté le prix de la mise en scène à la Semaine de la Critique de Cannes 2022. Cette capacité à observer les espaces urbains, à comprendre comment les gens habitent la ville, a visiblement nourri son intérêt pour l’immobilier.

Son entrée dans ce secteur ne relève pas du caprice. Elle s’est associée à des architectes et promoteurs indépendants pour monter une structure dédiée, positionnée entre la promotion classique et la maîtrise d’ouvrage participative. L’objectif affiché : produire des logements pensés pour leurs usagers, pas uniquement pour leur rentabilité au mètre carré. Une posture rare dans un marché où des acteurs comme Nexity ou Bouygues Immobilier dominent par le volume.

Depuis 2023, son équipe conduit des études de faisabilité sur plusieurs sites en zones tendues, au sens réglementaire du terme, c’est-à-dire des territoires où la demande de logements excède structurellement l’offre. Ces zones concentrent les prix les plus élevés et les délais de livraison les plus contraints. C’est précisément là que ses cinq projets 2026 prennent racine.

Les cinq projets immobiliers prévus pour 2026

Chacun des cinq chantiers portés par la structure de Lola Quivoron répond à une logique de site spécifique. Pas de copier-coller d’un programme à l’autre : chaque opération a été conçue en lien avec le tissu urbain existant, les besoins locaux identifiés et les contraintes réglementaires propres à chaque commune.

  • Projet 1 — Paris 19e : Un immeuble de 42 logements en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement), avec une proportion de 30 % de logements sociaux, des toitures végétalisées et des espaces communs modulables. Livraison prévue au troisième trimestre 2026.
  • Projet 2 — Bordeaux Bastide : Réhabilitation d’une friche industrielle en résidence intergénérationnelle de 60 unités, mêlant étudiants, actifs et seniors. Le programme intègre des ateliers partagés et une épicerie coopérative en rez-de-chaussée.
  • Projet 3 — Lyon Confluence : Construction neuve de 28 logements BBC (bâtiment basse consommation) dans un secteur déjà dense. L’opération s’appuie sur un financement partiel via le Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour les primo-accédants éligibles.
  • Projet 4 — Rennes Nord : Programme mixte logements/bureaux de 3 500 m², conçu pour accueillir des associations culturelles et des micro-entreprises du secteur créatif au sein des mêmes murs qu’une quarantaine de logements locatifs.
  • Projet 5 — Marseille 13e : Opération de rénovation énergétique d’une copropriété dégradée, avec transformation partielle en SCI (société civile immobilière) pour permettre aux habitants de devenir copropriétaires à des conditions accessibles.

Ces cinq opérations représentent au total environ 170 logements et plus de 5 000 m² de surfaces mixtes. Les prix au mètre carré varient selon les villes, avec des estimations de l’ordre de 4 500 à 6 000 euros dans les secteurs concernés, sous réserve des évolutions du marché d’ici la livraison.

Ce que ces opérations changent pour les marchés locaux

Un programme immobilier ne s’évalue pas uniquement à son nombre de logements. Son impact sur un quartier dépend de sa densité, de sa mixité sociale et de la manière dont il s’articule avec les équipements existants. Sur ce point, les projets portés par Lola Quivoron se distinguent par une attention portée aux rez-de-chaussée actifs : commerces, ateliers, espaces associatifs. Cette approche, documentée par des études de l’INSEE sur la vitalité des centres-villes, tend à limiter la vacance commerciale et à maintenir une animation de proximité.

À Bordeaux et à Rennes, les deux projets les plus mixtes, les collectivités locales ont accordé des permis de construire avec des délais accélérés, signe d’un alignement avec les objectifs municipaux de densification maîtrisée. À Marseille, l’opération de rénovation s’inscrit dans le cadre du plan national de lutte contre l’habitat indigne, porté par le Ministère de la Transition Écologique.

Sur le plan financier, les taux d’intérêt pratiqués en 2026 pour les prêts immobiliers se situent, selon les estimations disponibles, aux alentours de 3,5 à 4 % en moyenne pour les emprunteurs bien profilés. Ce niveau influe directement sur la capacité des acquéreurs à se positionner sur des programmes neufs comme ceux en VEFA. La Société Générale, partenaire bancaire de plusieurs de ces opérations, a mis en place des conditions de financement spécifiques pour les lots réservés aux primo-accédants.

Architecture, usages et nouvelles façons d’habiter

Ce qui traverse les cinq projets, c’est une même conviction : le logement ne se résume pas à des mètres carrés fermés. Lola Quivoron défend des espaces conçus pour évoluer dans le temps, avec des cloisons mobiles, des surfaces mutualisées et des DPE (diagnostics de performance énergétique) visant le niveau A ou B dès la livraison. Une exigence qui dépasse les obligations légales actuelles.

Les architectes mandatés sur chaque projet ont travaillé avec des outils de simulation thermique et acoustique bien en amont du dépôt de permis. À Lyon et à Paris, les bâtiments intègrent des systèmes de ventilation double flux et des panneaux photovoltaïques en toiture. Ces équipements ne sont pas anecdotiques : ils réduisent les charges mensuelles des occupants de façon mesurable, ce qui améliore la soutenabilité financière du logement sur la durée.

La question des usages partagés revient dans chaque programme. Buanderies communes, vélos cargo en libre-service, jardins cultivables sur les toits terrasses : ces dispositifs ne sont pas des gadgets marketing. Ils répondent à des besoins documentés dans les enquêtes de satisfaction des résidents de programmes similaires livrés entre 2020 et 2023. Les données issues de ces retours d’expérience ont directement alimenté les cahiers des charges des cinq opérations.

Durabilité et engagements environnementaux au cœur des programmes

Chacun des cinq projets répond aux exigences de la RE2020, la réglementation environnementale entrée en vigueur en janvier 2022 pour les constructions neuves. Cette réglementation impose des seuils de consommation d’énergie primaire et d’émissions de carbone nettement plus stricts que la RT2012 qu’elle remplace. Sur les opérations de réhabilitation, comme à Marseille, c’est le label Rénovation Énergétique BBC qui sert de référence.

Le choix des matériaux a fait l’objet d’arbitrages précis. Bois de structure certifié PEFC, isolants biosourcés, béton bas carbone sur les parties communes : chaque décision a été pesée à l’aune de son analyse de cycle de vie. Le Ministère de la Transition Écologique a intégré plusieurs de ces opérations dans son programme d’observation des pratiques vertueuses en promotion immobilière.

Au-delà des matériaux, la durabilité passe aussi par la gestion post-livraison. Deux des cinq programmes prévoient la mise en place d’une charte de gestion participative, signée entre le promoteur, les futurs résidents et la collectivité. Ce dispositif, encore rare en France, encadre les décisions d’entretien, les travaux futurs et les éventuelles modifications d’usage des parties communes. Se faire accompagner par un notaire spécialisé ou un avocat en droit immobilier reste indispensable pour les acquéreurs souhaitant comprendre les implications juridiques de ces structures avant de signer.

Ces cinq projets ne prétendent pas résoudre seuls la crise du logement. Ils montrent qu’une autre façon de produire de l’immobilier est possible, à condition de prendre le temps de la conception, de choisir des partenaires alignés sur les mêmes exigences et d’accepter des marges plus étroites pour des résultats plus durables. Pour les investisseurs ou les primo-accédants intéressés par ces programmes, le recours à un conseiller en gestion de patrimoine ou à un courtier indépendant permettra d’évaluer précisément la pertinence de chaque opération selon leur situation personnelle.